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LE POINT SUR LES AVANTAGES EN ARGENT OU
EN NATURE
(Entre autre source : Documentation
administrative 5 F 1137)
Page actualisée en octobre 2010
Au sommaire
de cette page :
- Les avantages en argent
- Les avantages en nature
- L'évaluation des avantages en nature
AVERTISSEMENTS :
Les avantages en argent ou en nature sont la cible privilégiée
des contrôleurs du fisc et des URSSAF. Le thème
abordé est donc particulièrement important.
De nouvelles dispositions concernent l'évaluation
des avantages en nature applicables dès le 1er
janvier 2003.
NOTE : Dans ce qui suit, nous désignerons
par " collaborateur ", soit un salarié
de l'association, soit un bénévole.
Les avantages en argent
Définition
Les avantages en argent sont constitués
des indemnités ou gratifications allouées
à un collaborateur pour le couvrir de dépenses
personnelles (indemnités de logement, de chauffage,
de vêtements, de chaussures).
Il y a aussi " avantages en argent
" lorsque l'association prend des dépenses à
sa charge, en se substituant au débiteur normal.
Exemples : paiement direct du loyer,
de la taxe d'habitation ou de tout autre impôt personnel.
Avantages en argent et imposition
Les avantages en argent sont imposables,
qu'ils revêtent un caractère forfaitaire ou
qu'il s'agisse de remboursements (remboursement du loyer
du logement personnel, par exemple).
Lorsque l'indemnité ou les sommes
remboursées couvrent à la fois des dépenses
personnelles et des dépenses professionnelles, il
convient d'effectuer une ventilation :
la fraction correspondant à
la prise en charge d'une dépense personnelle est
passible de l'impôt ;
la fraction couvrant une dépense
professionnelle (ou de fonction) est, le cas échéant,
susceptible d'être exonérée d'impôt.
Avantages en argent et cotisations sociales
Les avantages en argent sont considérés
comme des rémunérations et, en conséquence,
entrent dans le calcul des cotisations des assurances sociales.
(Voyez l'article L242-1 du code de la sécurité
sociale reproduit plus loin.)
Avantages en argent et caractère non
lucratif
En se substituant au débiteur normal, lassociation
prend le risque de perdre son caractère non lucratif.
En effet, la prise en compte des dépenses personnelles
des dirigeants de lassociation (téléphone,
eau, électricité, impôts locaux, NTIC,
mise à disposition gratuite d'une voiture, fourniture
gratuite de biens ou services produits par l'association,
prise en charge de remboursements demprunt et de dépenses
de train de vie, prise en charge de frais demprunt
et de travaux relatifs à des immeubles appartenant
aux dirigeants etc.) est de nature à remettre en
cause le caractère non lucratif de lassociation.
De plus, une association cultuelle incriminée risque
de perdre également son « statut dassociation
cultuelle ».
La notion de non-lucrativité sapprécie
au niveau des membres de lassociation qui ne doivent
retirer de leur adhésion et de leur activité
associative aucun gain pécuniaire ou matériel
personnel.
Lassociation risque, dans ce cas, dêtre
requalifiée de société de fait.
Les
avantages en nature
Définition
La rémunération en nature
consiste dans la mise à la disposition d'un collaborateur
d'un bien dont l'association est propriétaire ou
locataire. Elle trouve aussi sa source dans la fourniture
de prestations de services, incombant normalement au collaborateur,
mais prises en charge par l'association.
Parmi les avantages constitutifs d'une rémunération
en nature, on rencontre notamment :
l'octroi de nourriture ou
de produits de consommation courante ;
le logement avec ou sans accessoires
(eau, gaz, électricité, travaux d'installation
ou d'aménagement, fourniture de mobilier ou d'équipements,
etc.) ;
la mise à la disposition personnelle
du collaborateur d'une voiture automobile appartenant à
l'association ;
la réparation, l'équipement
ou l'entretien d'un véhicule automobile appartenant
au collaborateur ;
l'usage du téléphone ;
l'octroi de vêtements, de linge, de chaussures.
Pour constituer une rémunération,
l'avantage en nature doit :
être concédé
gratuitement. Si une retenue est pratiquée sur le
salaire de l'intéressé ou si le versement
d'une redevance d'usage est imposé au collaborateur,
il n'y a d' " avantage " que dans la mesure où
le montant de la retenue ou du versement est inférieur
à la valeur de l'élément fourni ;
concerner un objet ou une prestation
à l'usage personnel du collaborateur. La dépense
prise en charge par l'association doit incomber normalement
au collaborateur. Elle peut être d'ordre privé
(logement, nourriture, etc.) ou d'ordre professionnel (voiture,
etc.). Il n'y a pas lieu de distinguer selon que l'avantage
constitue ou non la contrepartie d'obligations professionnelles.
Exemples :
Un collaborateur qui, sur le lieu de son activité,
est logé, chauffé et éclairé
par son association doit, bien qu'il ait conservé
son domicile personnel dans une autre commune, être
regardé comme bénéficiant d'un avantage
en nature à retenir pour la détermination
de son traitement imposable, même si ce " logement
de fonction " lui est imposé et lui occasionne
des frais.
Lorsqu'une association met à la disposition d'un
de ses collaborateurs un appartement moyennant le paiement
par celui-ci d'une partie du loyer, la fraction de loyer
prise en charge par l'association constitue, pour l'intéressé,
un avantage en nature.
L'utilisation par un salarié ou bénévole,
d'une voiture automobile inscrite à l'actif du bilan
de l'association qui l'emploie constitue un avantage en
nature imposable.
Une association reçoit des jeunes " bénévoles
" pour assurer l'entretien de ses locaux et la préparation
des repas. Ces jeunes sont nourris et logés gratuitement
: l'association est concernée par le problème
des avantages en nature.
Cas des rémunérations "
mixtes "
Si une rémunération en nature
couvre, à la fois, des dépenses privées
et des dépenses professionnelles, il y a lieu d'opérer
une ventilation entre la partie de cette rémunération
qui constitue un avantage en nature passible de l'impôt
et celle qui représente une allocation pour frais
professionnels susceptible, le cas échéant,
d'être exonérée.
Avantages en nature et cotisations sociales
Salarié du régime général
Le principe est défini à
l'article L242-1 du code de la sécurité sociale
: " Pour le calcul des cotisations des assurances
sociales, des accidents du travail et des allocations familiales,
sont considérées comme rémunérations
toutes les sommes versées aux travailleurs en contrepartie
ou à l'occasion du travail, notamment :
- les salaires ou gains,
- les indemnités de congés payés,
- le montant des retenues pour cotisations ouvrières,
- les indemnités, primes, gratifications et
- tous autres avantages en argent,
- les avantages en nature,
- ainsi que les sommes perçues directement ou par
l'entremise d'un tiers à titre de pourboire
"
Conséquence : Les avantages
en argent ou en nature augmentent l'assiette des cotisations
; et donc les cotisations elles-mêmes !
Bénévoles bénéficiant
d'avantages en nature
Un bénévole sous le "
pouvoir hiérarchique " de l'association qui
l'occupe (imposition d'un horaire par exemple), se trouve
dans la même situation, au plan social, qu'un salarié.
S'il bénéficie d'avantages en nature, ces
derniers seront soumis à cotisations sociales.
Régime des cultes
Pour un ministre du culte du régime
" CAVIMAC ", la valeur des avantages en nature
n'a aucune incidence sur le montant des cotisations sociales
: ces dernières sont forfaitaires.
Avantages en nature (avantages en argent)
et comptabilité
Les avantages en nature laissent des "
traces " dans les comptes suivants (entre autre) :
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Comptes
|
Avantages recherchés
|
| Comptes d'immobilisations
et comptes " 613 - Locations " |
Logements, véhicules
de tourisme |
| Comptes " 6061 - Fournitures
non stockables " |
Factures d'eau, d'électricité
ou de gaz concernant des logements |
| Compte " 6238 - Cadeaux
" |
Cadeaux offerts à
des salariés. (Une tolérance existe) |
| Comptes " 625 - Déplacements,
missions et réceptions " |
Frais de déplacements ou de mission mal justifiés.
En cas de repas d' " affaires " ou d'invitations
à caractère professionnel (les dirigeants
des associations sont concernés), l'Administration
admettait ne pas considérer qu'il y a avantage
en nature si leur nombre n'excédait pas un
par semaine ou cinq par mois.
Désormais, il est possible de dépasser
ces limites. Cependant :
- les repas d'affaires doivent avoir un caractère
exceptionnel, c'est-à-dire un caractère
irrégulier ;
- il doit s'agir de frais exposés en
dehors de l'exercice normal de l'activité
du collaborateur et dans l'intérêt de l'association
;
- l'association doit justifier
du repas, en produisant les pièces comptables
attestant de la réalité du repas d'affaires,
de la qualité des personnes y ayant participé
(raisons de l'invitation) et du montant de la dépense
;
- il ne doit pas y avoir
abus manifeste.
Noter au dos de la facture toutes les indications
nécessaires dès la fin du repas est
une bonne habitude à prendre.
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| Compte " 6265 - Téléphone
" |
Abonnements téléphoniques
(portables notamment) utilisés à titre privé |
| Compte " 6351 - Impôts
directs " |
impôts personnels (impôt
sur le revenu, taxe d'habitation, taxe foncière
)
|
L'évaluation des avantages
en nature
Au plan social, l'arrêté
du 10 décembre 2002 prévoit un système
de forfaits qui est applicable pour les principaux avantages
en nature :- nourriture (article 1),
- logement (article 2),
- véhicule (article 3),
- et outils issus des nouvelles technologies de l'information
et de la communication (article 4).
Remarques
Les montants des forfaits prévus constituent des
évaluations minimales,
Les montants indiqués dans les différentes
pages de ce site doivent parfois être actualisés
: consultez la page " Actualité
sociale en chiffres
".
Pour un collaborateur non dirigeant, les règles
fiscales d'évaluation des avantages en nature
sont alignées sur les règles applicables pour
le calcul des cotisations de sécurité sociale
depuis l'imposition des revenus 2005.
Pour les dirigeants, en principe, les avantages en
nature sont évalués d'après leur valeur
réelle aux plans fiscal et social.
Remarque importante
: En ce qui concerne l'évaluation des avantages
en nature, il semblerait qu'il y ait une tolérance
pour ne pas considérer les ministres du culte comme
des dirigeants. De ce fait, ils semblent pouvoir bénéficier
du système de forfaits.
Evaluation de l'avantage "Logement"
Cliquez
ici 
Evaluation de l'avantage "Outils issus
des nouvelles technologies de l'information et de la communication"
Cliquez
ici 
Evaluation de l'avantage repas
Cliquez
ici 
Evaluation de l'avantage véhicule
Cliquez
ici 
Cadeaux de valeur modique
Les cadeaux en nature de valeur modique
offerts aux collaborateurs par lassociation dont la
remise s'effectue à l'occasion d'un événement
particulier sans lien direct avec l'activité professionnelle
des bénéficiaires (mariage ou anniversaire
du collaborateur, naissance d'un enfant, fêtes de
Noël
) sont exonérés d'impôt
sur le revenu et de cotisations sociales lorsque leur valeur
ne dépasse pas 5 % du plafond mensuel de sécurité
sociale par événement et par année
civile, soit 144 € pour 2010 (5% de 2 885 €).
En complément, voyez la page "Bons
d'achat et cadeaux aux salariés "
Autres avantages en nature
Dans tous les autres cas, les avantages
en nature doivent être évalués d'après
leur valeur réelle.
© 2010 Alain LEDAIN
et Gérard HUNG CHEI TUI / ACTES 6
Cette page est tirée du livre "Le
culte et la législation"
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