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L'avantage en nature logement
Page revue en septembre 2007
Au sommaire de cette page :
- Introduction
- Evaluation selon le forfait
- Evaluation d'après la valeur
locative
- Au plan fiscal
- Précisions
- Versement d'une redevance ou d'un
loyer par le collaborateur
- Cas particuliers (dont "Ministres
du culte protestant et avantage logement")
Rappel : L'avantage en nature
consiste dans la fourniture ou la mise à disposition d'un bien
ou service, permettant au collaborateur de faire l'économie de
frais qu'il aurait dû normalement supporter.
Introduction
Lorsque l'association fournit le logement, l'estimation
de cet avantage est évaluée forfaitairement ou peut être
calculée, sur option de l'association, d'après la valeur
locative servant à l'établissement de la taxe d'habitation
et d'après la valeur réelle pour les avantages accessoires.
L'option est laissée à la seule diligence
de l'association. L'association a la faculté de réviser
en fin d'exercice l'option prise en fonction de son choix (forfait
ou valeur locative servant à l'établissement de la taxe
d'habitation) pour l'année entière écoulée,
collaborateur par collaborateur. Dans ces conditions, l'association, qui
au cours de l'année écoulée, a utilisé l'évaluation
forfaitaire peut en fin d'année revoir cette option en fonction
de la valeur locative. L'association prend alors sa décision en
fin d'année, lors de l'établissement de la DADS et régularise,
le cas échéant, les cotisations précomptées
au cours de l'année. L'association ne peut en revanche en revendiquer
rétroactivement le bénéfice pour les années
antérieures.
Si l'association n'a pas cotisé sur l'avantage
logement, le redressement est effectué sur le forfait ou, pour
les personnes exclues du champ d'application des forfaits, sur la valeur
réelle.
Les avantages " logement " consentis
aux dirigeants sont évalués
pour leur montant réel.
Evaluation selon le forfait
La valorisation du forfait avantage logement est présentée
sous la forme d'un barème
de huit tranches. Les avantages accessoires - l'eau, le gaz, l'électricité,
le chauffage, le garage (liste limitative) - sont intégrés
dans le forfait.
Le tableau, que vous trouverez reproduit à la page
"Actualité
sociale en chiffres", indique le montant mensuel de l'avantage
logement à réintégrer dans l'assiette de cotisations
suivant les tranches de revenus et le nombre de pièces du logement.
Pour l'application pratique de ces dispositions, il convient
de prendre en considération le salaire brut mensuel avant incorporation
des avantages en nature c'est-à-dire " le salaire brut mensuel
en espèces ", lequel comprend, outre la rémunération
principale, les différentes primes, gratifications et indemnités
en espèces entrant normalement dans l'assiette des cotisations
de sécurité sociale, peu important la période à
laquelle elles se rapportent.
Lorsque les collaborateurs bénéficient de la déduction
forfaitaire spécifique pour frais professionnels et dans l'hypothèse
où l'association opte pour l'application de cette déduction
après accord du collaborateur, il y a lieu de se référer
au salaire après application de cette déduction.
Pour les collaborateurs occupés par plusieurs employeurs, il
convient de tenir compte de la rémunération perçue
chez l'employeur qui alloue cet avantage logement, sans qu'il soit nécessaire
de faire masse de toutes les rémunérations dont bénéficie
le collaborateur.
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Quelle est la définition d'une pièce
principale ?
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Un logement ou habitation comprend :
d'une part des pièces principales destinées
au séjour et au sommeil, éventuellement des chambres
isolées et,
d'autre part,
des pièces de service, telles que cuisines, salle
d'eau, cabinets d'aisance, buanderies, débarras, séchoirs
ainsi que, le cas échéant, des dégagements
et des dépendances .
Les pièces principales doivent, toutefois,
être pourvues d'un ouvrant et de surfaces transparentes
donnant sur l'extérieur.
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Lorsque le collaborateur se trouve en suspension
de contrat sans maintien de salaire, quelle rémunération
l'association doit-elle retenir pour évaluer l'avantage en
nature logement ?
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Lorsque le collaborateur ne perçoit pas de rémunération
au sens de l'article L.242-1 du code de
la sécurité sociale pendant le mois considéré,
il faut considérer que ce collaborateur est rémunéré
exclusivement par des avantages en nature. En conséquence,
l'avantage logement doit être évalué sur
la base de la première tranche du barème.
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Lorsque le collaborateur perçoit des rémunérations
mensuelles inégales au cours de l'année, l'association
peut-elle évaluer annuellement les rémunérations
afin de calculer cet avantage sur une rémunération
moyenne mensuelle et faire une régularisation en fin d'année
?
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Non. L'évaluation est faite mensuellement sur la paie
du mois en cours tenant compte de toutes les rémunérations
(salaire, acomptes, primes, etc.)
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Evaluation d'après la valeur locative
En ce qui concerne l'évaluation de l'avantage
d'après la valeur locative servant à l'établissement
de la taxe d'habitation, l'évaluation de la valeur du logement
ne doit tenir compte que des locaux effectivement utilisés par
le collaborateur pour ses besoins propres par opposition aux locaux réservés
aux besoins professionnels.
Si par exception, les services fiscaux n'étaient pas en mesure
de fournir le renseignement sur la valeur locative servant à
l'établissement de la taxe d'habitation, la valeur locative réelle
doit être prise en compte ou à défaut le forfait.
La valeur locative réelle s'entend du taux des loyers pratiqués
dans la commune pour un logement de surface comparable.
Les avantages accessoires pris en charge par l'association
- l'eau, le gaz, l'électricité, le chauffage, le garage
- doivent être ajoutés pour leur montant réel
à l'évaluation de la valeur du logement pour déterminer
la valeur de l'avantage en nature. Par ailleurs, d'autres types de charges
acquittés par l'association (taxe d'habitation, assurances...)
dont le paiement incombe normalement à l'occupant du logement,
constitue un avantage en espèces soumis à cotisations.
Au plan fiscal
Collaborateurs
non dirigeants : l'avantage logement
est évalué comme en matière de sécurité
sociale.
Dirigeants
: Valeur réelle. Les avantages annexes au logement (eau,
gaz, électricité
) sont pris en compte pour leur valeur
réelle.
Cas particuliers
Les charges acquittées par l'association dont le paiement incombe
normalement à l'occupant du logement (taxe d'habitation, assurances
)
constituent des avantages en espèces imposables.
Précisions
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Lorsque le loyer du logement du collaborateur
est pris en charge directement par l'association, l'association
doit-elle décompter un avantage en nature ou bien un avantage
en espèces ?
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Cet avantage doit être considéré comme un
avantage en nature lorsque l'association, titulaire
du bail locatif, loge gratuitement le collaborateur.
En revanche, lorsque l'association prend en charge une dépense
incombant nominativement au collaborateur (bail au nom du collaborateur),
l'avantage consenti à ce dernier constitue un avantage
en espèces (peu important à cet égard
que l'association paie directement le loyer auprès du bailleur
ou rembourse le montant du loyer au collaborateur).
Application pratique
Le loyer mensuel d'un appartement de 3 pièces
s'élève à 400 €. Ce loyer est payé
par l'association et l'appartement est occupé gracieusement
par un collaborateur dont le salaire mensuel brut est 1 800 €.
Si le bail est au nom du collaborateur, les 400 €
constituent un avantage en espèces. Autrement dit,
les 400 € sont considérés comme un supplément
de salaire net et sont pleinement imposables.
Si le bail est au nom de l'association, l'occupation gracieuse
du logement constitue un avantage en nature pouvant être
évalué selon le forfait.
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Lorsque le logement est fourni gratuitement par
l'association et que son usage est en partie professionnel, l'association
doit-elle prendre en compte la totalité du logement pour
évaluer l'avantage en nature ?
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Non, la partie du logement à usage professionnel doit
être exclue à condition toutefois que le contrat
de mise à disposition indique le nombre de pièces
réservé pour l'usage privé et le nombre de
pièces réservé pour l'usage professionnel,
et ce quel que soit le mode d'évaluation.
Deux cas se présentent :
lorsque l'association
a opté pour une évaluation selon la valeur locative
ou la valeur réelle, cet avantage doit être évalué
selon le rapport : " superficie à usage privé
" sur " superficie totale "
Il en est de même pour les avantages accessoires.
lorsque l'association
opte pour le forfait, cet avantage doit être évalué
selon le nombre de pièces réservé pour un
usage privé
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Versement d'une redevance ou d'un loyer
par le collaborateur
Loyer supérieur ou égal à la valeur
locative
La fourniture du logement n'est pas considérée
comme un avantage en nature et ne donne pas lieu à cotisation
lorsque le collaborateur verse à son association un loyer dont
le montant est supérieur ou égal à la valeur locative
, et ce, même si ce loyer est inférieur à la valeur
de l'évaluation forfaitaire.
Si la valeur locative foncière n'est pas connue, il convient
de prendre en compte le taux des loyers pratiqués dans la commune
pour un logement de surface identique.
S'agissant des avantages accessoires au logement (eau,
gaz, électricité, garage), lorsque le collaborateur bénéficie
de ces avantages, ils sont calculés d'après leur valeur
réelle sur présentation des factures.
Loyer modique ou inférieur à la valeur locative
Lorsque le loyer du collaborateur est modique et inférieure
à la valeur locative, la fourniture du logement est considérée
comme un avantage en nature. Ce dernier est évalué par
la différence entre la valeur locative et le montant du loyer.
Cette différence est réintégrée dans l'assiette
des cotisations. Afin d'éviter des redressements minimes, lorsque
l'évaluation de ce montant mensuel est inférieure à
l'évaluation de la première tranche du barème forfaitaire
pour une pièce (41 euros en 2004), l'avantage logement peut être
négligé.
L'avantage logement est évalué par mois
ou par semaine. Une semaine équivaut à un quart de mois
et toute semaine incomplète doit être comptabilisée
comme une semaine entière.
(En cas de mois incomplet, c'est le nombre de
semaines effectives qui est pris en compte dans la limite de quatre
semaines.)
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Lorsque le collaborateur verse une redevance ou
un loyer, comment l'association doit-elle calculer l'avantage logement
?
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L'avantage logement doit être évalué d'après
le forfait lorsque l'association opte pour le forfait ou d'après
la valeur locative servant à l'établissement de
la taxe d'habitation lorsque l'association opte pour cette valeur.
Lorsque l'association opte pour le forfait et que la redevance
ou le loyer est inférieure à cette valeur, l'avantage
est évalué par différence entre ces deux
montants.
Lorsque la redevance est égale ou supérieure au
forfait, il n'y a pas d'avantage en nature.
Lorsque l'association opte pour la valeur locative et que la
redevance ou le loyer est inférieure à cette valeur,
l'avantage est évalué par différence entre
ces deux montants.
Lorsque la redevance est égale ou supérieure à
la valeur locative, il n'y a pas d'avantage en nature.
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Cas particuliers
1) Logement occupé par deux conjoints travaillant
dans la même association.
Si le contrat de travail d'un seul conjoint prévoit
l'attribution du logement, l'avantage en nature est réintégré
dans l'assiette de cotisations de ce dernier.
Si le contrat de travail de chacun des conjoints prévoit
l'attribution du logement, l'avantage en nature est évalué
sur le salaire de chacun des conjoints : la moitié de la valeur
de l'avantage en nature applicable à chacun d'eux s'ajoute à
leur rémunération respective.
Les mêmes modalités s'appliquent lorsque
le logement est occupé par deux conjoints travaillant dans la
même association et qu'aucun des contrats de travail ne prévoit
l'attribution du logement.
2) Personnes logées par nécessité
absolue de service
En ce qui concerne les collaborateurs ne pouvant accomplir
leur service sans être logés dans les locaux où
ils exercent leur fonction (personnel de sécurité, gardiennage
),
la valeur de l'avantage en nature dont ils bénéficient
subit un abattement pour sujétion de 30% sur la valeur locative
, ou seulement, à compter du 1er janvier 2007, sur la valeur
forfaitaire de l'avantage logement.
S'agissant des avantages accessoires (eau, gaz, électricité,
chauffage, garage), les dépenses réellement engagées
par l'association pour le compte du collaborateur sont prises en compte
sur la base de la valeur réelle lorsque l'avantage en nature
est évalué d'après la valeur locative . Ces dépenses
ne subissent pas d'abattement.
3) Ministres du culte protestant et avantage logement
Au regard de leur situation particulière en
matière de logement, des modalités d'application spécifiques
sont mises en place pour les ministres du culte protestant, rémunérés
par les associations cultuelles et affiliés au régime
général : lorsque ceux-ci bénéficient d'un
logement de fonction, le nombre de pièces à usage privatif
de nature à constituer un avantage en nature est égal
à trois ce qui correspond à la moyenne des
situations rencontrées et ce, quelle que soit la taille
du logement effectivement mis à disposition.
Application pratique :
Un ministre du culte protestant affilié au régime
général est logé dans un " 5 pièces
".
En janvier 2007, sa rémunération brute en espèces
est 1 800 €.
Pour 2007, le plafond mensuel de Sécurité
Sociale est 2 682 €.
Le rapport du salaire brut au plafond de sécurité
sociale est : 1 800 / 2 682 = 0,671.
L'avantage logement pour janvier 2007 est évalué à
3 x 60 € = 180 €.
Les cotisations seront calculées sur la base
de 1 800 € + 180 € = 1 980 €.
© 2003 - Cette page est tirée
de la revue Entr'actes
(n°30 et 33 - Mars et septembre 2003)
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