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Régime général : les
démarches pour devenir employeur
Page vérifiée en octobre
2010
Au sommaire de cette page :
1. Choisir le contrat de travail
2. Embaucher sans le chèque emploi associatif
3. Le chèque emploi associatif
4. Des sigles que vous allez rencontrer
Une association de la loi 1905 peut être
amenée à salarier - et donc affilier au régime
général - une secrétaire ou un ouvrier
pour la réalisation de travaux même si, par ailleurs,
le ministre du culte est affilié à la CAVIMAC.
Avant toute démarche, deux choix devront
être opérés : celui du type de contrat
de travail et celui de l'utilisation du chèque emploi
associatif.
1. Choisir le contrat de
travail
La décision d'avoir un salarié
rémunéré régulièrement
implique le choix et l'établissement d'un contrat de
travail.
Ce qu'est un contrat de travail
Le contrat de travail est une convention
par laquelle une personne, le salarié, s'engage
à travailler pour le compte et sous la direction
d'une autre personne, l'employeur, moyennant une
rémunération, le salaire.
Le contrat peut être :
à temps plein ou à
temps partiel,
à durée déterminée ou
à durée indéterminée.
Le contrat de travail à durée indéterminée
est la forme normale et générale de la relation
de travail.
Remarque :
Il existe des contrats aidés par
l'Etat (Contrat Unique dInsertion par exemple).
2. Embaucher sans le chèque
emploi associatif
Si l'association n'utilise pas le chèque-emploi
associatif, le contrat de travail devra être écrit.
Il est important de respecter cette obligation
(de l'écrit), surtout si le salarié est employé
à temps partiel ou à durée déterminée.
Un
modèle de contrat de travail est proposé sur
ce site 
Ensuite, les six " démarches "
suivantes devront être effectuées :
2.1 La déclaration d'existence
Le " S.I.R.E.N.E " est
le Système Informatique du Répertoire des
ENtreprises et des Etablissements.
Ce système informatique a pour mission d'enregistrer
l' " état civil " des associations et entreprises
: le nom, le sigle, la forme juridique, le siège
social, les dates de création ou de cessation d'activité
Le " numéro SIREN "
d'une association (ou entreprise) est composé de
9 chiffres. Il n'est attribué qu'une seule fois par
l'INSEE sur demande des organismes habilités : l'URSSAF,
en général, pour les associations.
Le " numéro SIRET "
est un identifiant numérique de 14 chiffres composé
du SIREN (9 chiffres) et d'un numéro interne de classement
(NIC) de 5 chiffres caractérisant un établissement
de l'association (ou de l'entreprise).
Exemple :
Le numéro SIREN d'ACTES 6 est 400
586 350.
Le numéro SIRET du siège social d'ACTES
6 est 400 586 350 00011.
Lorsqu'une association veut employer du personnel et
ne dispose pas d'un numéro de SIRET, elle doit
souscrire une déclaration d'existence " modèle
MO ". Cette déclaration est à retirer
auprès de l'URSSAF.
L'" U.R.S.S.A.F. " est l'Union pour le Recouvrement
des cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations
Familiales. C'est un organisme chargé de la collecte
des cotisations salariales et patronales destinées
à financer la Sécurité sociale.
Pour les associations, l'URSSAF joue le rôle de
" Centre de Formalités des Entreprises "
(CFE).
2.2 La déclaration Unique d'Embauche
(D.U.E.)
La déclaration unique d'embauche
a été instituée par le décret
du 29/12/1995 et a été rendue obligatoire
depuis le 6 avril 1998.
Elle permet aux employeurs de se dégager
de plusieurs formalités liées à l'embauche
:
- La demande d'immatriculation de l'employeur à l'URSSAF
quand il s'agit d'une première embauche ;
- La demande d'immatriculation du salarié au régime
général de la Sécurité Sociale
si celle-ci n'a pas encore été faite ;
- La demande d'affiliation au régime d'assurance
chômage ;
- La Déclaration nominative Préalable A l'Embauche
(DPAE) ;
- La demande d'adhésion à un service de médecine
du travail,
- La déclaration d'embauche du salarié auprès
du centre de médecine du travail en vue de la visite
médicale obligatoire ;
- La liste des salariés embauchés pour le
pré établissement de la Déclaration
Annuelle des Données Sociales (DADS).
Lorsqu'une association a l'intention d'employer
un salarié (donc de lui payer un salaire) et d'être
en règle, elle doit remplir la déclaration
unique d'embauche (DUE). Son imprimé, reproduit plus
loin, et sa notice explicative peuvent être obtenus
auprès de l'URSSAF.
La DUE peut s'effectuer :
Par courrier recommandé ou télécopie
adressé au service DUE de l'URSSAF dont relève
l'établissement concerné par l'embauche.
Par Internet en visitant les sites prévus à
cet effet: www.due.fr
ou www.net-entreprises.fr

Dans ce cas, il est nécessaire de disposer d'un numéro
de SIRET.
Délai à respecter impérativement
La Déclaration Unique d'Embauche
doit être fournie à l'URSSAF avant la
prise de fonction effective ou la période d'essai
du salarié, et au plus tôt 8 jours avant la
date prévue de l'embauche.
Preuve de la déclaration
Si vous utilisez Internet, il est possible
d'éditer immédiatement le récépissé
de déclaration.
Sinon, dans les 5 jours ouvrables suivant
la réception de votre déclaration, l'URSSAF
vous adresse un document de réception comportant
un volet détachable à remettre sans délai
à votre salarié.
Il vous permet de contrôler l'exactitude des informations
enregistrées et doit être conservé afin
de pouvoir être présenté, le cas échéant,
aux agents chargés de lutter contre le travail clandestin.
L'URSSAF se charge de faire parvenir votre
déclaration à tous les organismes concernés
(Pôle emploi, DDTEFP, CARSAT...).
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Précisions : Comprendre les sigles
PÔLE EMPLOI est issu de la fusion entre
lANPE (Agence Nationale Pour lEmploi) et
les ASSEDIC (ASSociation pour l'Emploi dans l'Industrie
et le Commerce).
Ses missions : accompagner tous
les demandeurs demploi dans leur recherche jusquau
placement, assurer le versement des allocations aux
demandeurs indemnisés, aider les entreprises
dans leurs recrutements et recouvrer les cotisations.
U.N.E.D.I.C. : Union Nationale Interprofessionnelle
Pour l'Emploi dans l'Industrie et le Commerce
C'est en 1958, sous l'impulsion
du Général de Gaulle, que les partenaires
sociaux ont créé un système national
d'aide aux salariés involontairement privés
d'emploi chargé de verser un revenu de remplacement
permettant d'attendre, dans les meilleures conditions
possibles, la réinsertion dans la vie professionnelle.
D.D.T.E.F.P. : Direction Départementale
du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle
Services déconcentrés
du Ministère des affaires sociales, du travail
et de la solidarité, les DDTEFP exercent leurs
missions sur deux axes :
· Travail : elles veillent au respect
du droit du travail par une mission de contrôle
(inspection du travail) et exercent une fonction d'information
et de conseil auprès des différents
acteurs du monde du travail ;
· Emploi / Formation : elles mettent
en oeuvre une politique active de l'emploi en assistant
le Préfet dans son rôle de coordination
du service public de l'emploi.
Elles participent à la gestion
des mesures d'insertion et de formation des publics
en difficulté et elles encouragent le développement
local en collaboration avec les différents
acteurs socioéconomiques.
C.A.R.S.A.T. : Caisse dassurance retraite
et de la santé au travail
Depuis le 1er avril 2010, les C.R.A.M.
sont devenues les C.A.R.S.A.T.
Une C.A.R.S.A.T. est un organisme
de sécurité sociale qui assure la gestion
régionale de lassurance vieillesse, de
lassurance veuvage, de lassurance des
accidents du travail et des maladies professionnelles.
La C.A.R.S.A.T. attribue à
chaque établissement un code risque qui tient
compte des risques professionnels liés à
lactivité principale exercée par
les salariés et notifie, par établissement,
le taux de cotisation accidents de travail et maladies
professionnelles.
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2.3 Déclaration à l'inspecteur
du travail
Code du travail, Art. L620-1 et R620-1
Toute personne qui se propose d'embaucher
du personnel doit, avant d'occuper celui-ci, en faire la
déclaration au moyen d'une lettre recommandée
adressée à l'inspecteur du travail.
La déclaration indique le nom et l'adresse de l'employeur
ainsi que l'emplacement de l'établissement et le
type d'activités exercées.
2.4 L'affiliation à une caisse de retraite
L'association devra envoyer un courrier
à une caisse de retraite complémentaire. Dans
ce courrier, elle indiquera qu'elle envisage d'embaucher
à une certaine date un salarié et par conséquent,
demande son affiliation et celle du futur salarié.
2.5 L'inscription sur le registre unique du
personnel
(Code du travail, articles L620-3, R620-3)
Il doit être tenu un registre unique
du personnel sur lequel doivent figurer, dans l'ordre d'embauchage
et de façon indélébile, les noms et
prénoms de tous les salariés occupés
par l'association à quelque titre que ce soit.
Des indications complémentaires doivent être
portées sur ce registre pour chaque salarié.
Ce sont les suivantes :
1) Nationalité ;
2) Date de naissance ;
3) Sexe ;
4) Emploi ;
5) Qualification ;
6) Dates d'entrée et de sortie de l'établissement
;
7) Lorsqu'une autorisation d'embauchage ou de licenciement
est requise, la date de cette autorisation ou, à
défaut, la date de la demande d'autorisation.
En sus des indications énumérées
au paragraphe précédent, les mentions suivantes
doivent être portées :
1) Pour les travailleurs étrangers assujettis
à la possession d'un titre autorisant l'exercice
d'une activité salariée : le type et le numéro
d'ordre du titre valant autorisation de travail.
2) Pour les jeunes travailleurs sous contrat d'apprentissage,
de qualification ou d'adaptation : la mention " apprenti
", " contrat de qualification " ou "
contrat d'adaptation ".
3) Pour les travailleurs sous contrat à durée
déterminée : la mention " contrat
à durée déterminée ".
4) Pour les travailleurs à " temps partiel
" : la mention " travailleur à temps
partiel ".
5) Pour les travailleurs temporaires : la mention "
travailleur temporaire " ainsi que le nom et l'adresse
de l'entreprise de travail temporaire.
6) Pour les travailleurs mis à disposition par un
groupement d'employeurs : la mention " mis à
disposition par un groupement d'employeurs " ainsi
que la dénomination et l'adresse de ce dernier.
Les mentions relatives à des événements
postérieurs à l'embauchage doivent être
portées au moment où ceux-ci surviennent.
Les mentions obligatoires portées sur le registre
doivent être conservées pendant cinq ans à
compter de la date à laquelle le salarié a
quitté l'établissement.
Registre unique du personnel et informatique
Les associations peuvent déroger
à la tenue de certains registres pour tenir compte
du recours à d'autres moyens, notamment informatiques,
lorsque des garanties de contrôle équivalentes
sont maintenues.
Déclaration auprès de la CNIL
Les fichiers de paie, les traitements relatifs
aux déclarations sociales obligatoires ou la gestion
informatisée des registres obligatoires (tels que
le registre unique du personnel) mis en uvre dans
le respect des conditions posées par la CNIL
n'ont plus désormais à être déclarés
par les employeurs.
Toutefois, l'ensemble des droits de ces
salariés (droit d'opposition, d'accès et de
rectification) et des autres obligations des responsables
de fichiers (respect de la finalité du fichier, information
des employés, confidentialité des données,
conservation limitée des données, etc.) restent
pleinement applicables.
En outre, la CNIL conserve entier son pouvoir
de contrôle et de sanction afin de s'assurer du respect
de ces garanties dans le cadre de la mise en uvre
de tels fichiers.
S - V - 2.6 La visite médicale d'embauche
Quand ?
En principe, tout salarié doit faire
l'objet d'un examen médical avant l'embauchage ou
au plus tard avant l'expiration de la période d'essai
qui suit l'embauchage (Code du travail, art. R241-48)
Certains salariés soumis à
une surveillance médicale spéciale (les femmes
enceintes par exemple) bénéficient obligatoirement
de l'examen médical avant leur embauchage.
Dans quel but ?
L'examen médical a entre autre pour
but de s'assurer que le salarié est médicalement
apte au poste de travail auquel l'association envisage de
l'affecter. (Code du travail, art. R241-48)
A l'issue de l'examen médical, le
médecin du travail établit une fiche d'aptitude
en double exemplaire : Il en remet un exemplaire au salarié
et transmet l'autre à l'employeur qui le conserve
. (Code du travail, art. R241-57)
Par la suite ?
Tout salarié doit bénéficier,
dans les vingt-quatre mois qui suivent l'examen d'embauche,
d'un nouvel examen médical en vue de s'assurer du
maintien de son aptitude au poste de travail occupé.
Cet examen doit être renouvelé au moins une
fois par tous les vingt-quatre mois .
Tout salarié doit bénéficier
d'un examen par le médecin du travail après
:
- une absence pour cause de maladie professionnelle,
- un congé de maternité,
- une absence d'au moins huit jours pour cause d'accident
du travail
- une absence d'au moins vingt et un jours pour cause de
maladie ou d'accident non professionnel
- en cas d'absences répétées pour raisons
de santé.
(Code du travail, art. R241-51)
Tout salarié peut bénéficier
d'un examen médical à sa demande (sans qu'il
puisse être sanctionné par son employeur) .
(Code du travail, art. R241-49)
Remarque : Le temps nécessité
par les examens médicaux est :
soit pris sur les heures de travail des salariés
sans qu'aucune retenue de salaire puisse être effectuée,
soit rémunéré comme temps de
travail normal dans le cas où ces examens ne pourraient
avoir lieu pendant les heures de travail.
Le temps et les frais de transport nécessités
par ces examens sont pris en charge par l'employeur
(Code du travail, art. R241-53)
Attention : Le temps nécessité
par les examens médicaux ne peut être pris
sur le temps de pause ou de congé.
Sanctions
Tout employeur qui n'organise pas les visites médicales
obligatoires est passible d'une amende de 5ème classe
(1500 €). (Code du travail, art. R264-1)
Tout salarié qui ne se présente pas à
un contrôle médical peut se voir licencier.
3. Le chèque emploi
associatif
Cliquez
ici 
4. Des sigles que vous allez
rencontrer
A.R.R.C.O. : Association des Régimes
de Retraites Complémentaires
(Fédération des régimes de retraite complémentaires
des salariés)
A.G.I.R.C. : Association Générale
des Institutions de Retraite des Cadres
Créée en 1947, l'AGIRC est le régime
interprofessionnel, unique et obligatoire de retraite complémentaire
des cadres du secteur privé.
A.P.E. : Activité Principale
Exercée
Toute association (ou entreprise) et chacun de ses établissements
se voit attribuer par l'Insee, lors de son inscription au
répertoire SIRENE, un « code APE » caractérisant
son activité principale par référence
à la nomenclature d'activités française
(NAF).
La nomenclature d'activités française «
NAF 2008 » est la déclinaison française
de la Nomenclature d'ACtivités Européenne
révisée « NACE rév. 2 »
dans laquelle elle est emboîtée.
Le schéma de codification antérieur de la
NAF sur 4 positions a été abandonné
au profit d'une codification sur 5 positions (code NACE
à 4 chiffres complété par une position
spécifique nationale, sous forme de lettre).
Exemples :
58.11Z Édition de livres
58.14Z Édition de revues et périodiques
93.12Z Activités de clubs de sports
94.91Z Activités des organisations religieuses
94.99Z Autres organisations fonctionnant par adhésion
volontaire
© 2010 Alain LEDAIN
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