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Régime général : les démarches
pour devenir employeur
Page mise en ligne en septembre 2007
Au sommaire de cette page :
- 1. Choisir le contrat de travail
- 2. Embaucher sans le chèque
emploi associatif
- 3. Le chèque emploi associatif
- 4. Des sigles que vous allez rencontrer
Une association de la loi 1905 peut être amenée
à salarier - et donc affilier au régime général
- une secrétaire ou un ouvrier pour la réalisation de travaux
même si, par ailleurs, le ministre du culte est affilié à
la CAVIMAC.
Avant toute démarche, deux choix devront être
opérés : celui du type de contrat de travail et celui de
l'utilisation du chèque emploi associatif.
1. Choisir le contrat de travail
La décision d'avoir un salarié rémunéré
régulièrement implique le choix et l'établissement
d'un contrat de travail.
Ce qu'est un contrat de travail
Le contrat de travail est une convention par laquelle
une personne, le salarié, s'engage à travailler
pour le compte et sous la direction d'une autre personne, l'employeur,
moyennant une rémunération, le salaire.
Le contrat peut être :
à temps plein ou à temps partiel,
à durée déterminée ou à durée
indéterminée.
Le législateur a fait du contrat à durée indéterminée
le contrat de droit commun entre employeur et salarié.
Remarque :
Il existe des contrats aidés par l'Etat (Contrat
Emploi Solidarité, contrat emploi jeunes
).
2. Embaucher sans le chèque emploi
associatif
Si l'association n'utilise pas le chèque-emploi
associatif, le contrat de travail devra être écrit.
Il est important de respecter cette obligation (de l'écrit),
surtout si le salarié est employé à temps partiel
ou à durée déterminée.
Un
modèle de contrat de travail est proposé sur ce site...
Ensuite, les six " démarches " suivantes
devront être effectuées :
2.1 La déclaration d'existence
Le " S.I.R.E.N.E " est le Système
Informatique du Répertoire des ENtreprises et des Etablissements.
Ce système informatique a pour mission d'enregistrer l' "
état civil " des associations et entreprises : le nom, le
sigle, la forme juridique, le siège social, les dates de création
ou de cessation d'activité
Le " numéro SIREN " d'une association
(ou entreprise) est composé de 9 chiffres. Il n'est attribué
qu'une seule fois par l'INSEE sur demande des organismes habilités
: l'URSSAF, en général, pour les associations.
Le " numéro SIRET " est un identifiant
numérique de 14 chiffres composé du SIREN (9 chiffres)
et d'un numéro interne de classement (NIC) de 5 chiffres caractérisant
un établissement de l'association (ou de l'entreprise).
Exemple :
Le numéro SIREN d'ACTES 6 est 400 586 350.
Le numéro SIRET du siège social d'ACTES 6 est
400 586 350 00011.
Lorsqu'une association veut employer du personnel et ne dispose pas
d'un numéro de SIRET, elle doit souscrire une déclaration
d'existence " modèle MO ". Cette déclaration
est à retirer auprès de l'URSSAF.
L'" U.R.S.S.A.F. " est l'Union pour le Recouvrement des cotisations
de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales. C'est
un organisme chargé de la collecte des cotisations salariales
et patronales destinées à financer la Sécurité
sociale.
Pour les associations, l'URSSAF joue le rôle de " Centre
de Formalités des Entreprises " (CFE).
2.2 La déclaration Unique d'Embauche (D.U.E.)
La déclaration unique d'embauche a été
instituée par le décret du 29/12/1995 et a été
rendue obligatoire depuis le 6 avril 1998.
Elle permet aux employeurs de se dégager de plusieurs
formalités liées à l'embauche :
- La demande d'immatriculation de l'employeur à l'URSSAF quand
il s'agit d'une première embauche ;
- La demande d'immatriculation du salarié au régime général
de la Sécurité Sociale si celle-ci n'a pas encore été
faite ;
- La demande d'affiliation au régime d'assurance chômage
;
- La Déclaration nominative Préalable A l'Embauche (DPAE)
;
- La demande d'adhésion à un service de médecine
du travail,
- La déclaration d'embauche du salarié auprès du
centre de médecine du travail en vue de la visite médicale
obligatoire ;
- La liste des salariés embauchés pour le pré établissement
de la Déclaration Annuelle des Données Sociales (DADS).
Lorsqu'une association a l'intention d'employer un salarié
(donc de lui payer un salaire) et d'être en règle, elle
doit remplir la déclaration unique d'embauche (DUE). Son
imprimé, reproduit plus loin, et sa notice explicative peuvent
être obtenus auprès de l'URSSAF.
La DUE peut s'effectuer :
Par courrier recommandé ou télécopie adressé
au service DUE de l'URSSAF dont relève l'établissement
concerné par l'embauche.
Par Internet en
visitant les sites prévus à cet effet: www.due.fr
ou www.net-entreprises.fr
Dans ce cas, il est nécessaire de disposer d'un numéro
de SIRET.
Délai à respecter impérativement
La Déclaration Unique d'Embauche doit être
fournie à l'URSSAF avant la prise de fonction effective
ou la période d'essai du salarié, et au plus tôt
8 jours avant la date prévue de l'embauche.
Preuve de la déclaration
Si vous utilisez Internet, il est possible d'éditer
immédiatement le récépissé de déclaration.
Sinon, dans les 5 jours ouvrables suivant la réception
de votre déclaration, l'URSSAF vous adresse un document de réception
comportant un volet détachable à remettre sans délai
à votre salarié.
Il vous permet de contrôler l'exactitude des informations enregistrées
et doit être conservé afin de pouvoir être présenté,
le cas échéant, aux agents chargés de lutter contre
le travail clandestin.
L'URSSAF se charge de faire parvenir votre déclaration
à tous les organismes concernés (ASSEDIC, DDTEFP, CRAM...).
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Précisions : Comprendre les sigles
A.S.S.E.D.I.C. : ASSociation pour l'Emploi dans l'Industrie
et le Commerce
G.A.R.P. : Groupement des A.S.S.E.D.I.C. de la Région
Parisienne
U.N.E.D.I.C. : Union Nationale Interprofessionnelle Pour
l'Emploi dans l'Industrie et le Commerce
C'est en 1958, sous l'impulsion du Général
de Gaulle, que les partenaires sociaux ont créé
un système national d'aide aux salariés involontairement
privés d'emploi chargé de verser un revenu de remplacement
permettant d'attendre, dans les meilleures conditions possibles,
la réinsertion dans la vie professionnelle.
D.D.T.E.F.P. : Direction Départementale du Travail,
de l'Emploi et de la Formation Professionnelle
Services déconcentrés du Ministère
des affaires sociales, du travail et de la solidarité,
les DDTEFP exercent leurs missions sur deux axes :
· Travail : elles veillent au respect du droit du
travail par une mission de contrôle (inspection du travail)
et exercent une fonction d'information et de conseil auprès
des différents acteurs du monde du travail ;
· Emploi / Formation : elles mettent en oeuvre une
politique active de l'emploi en assistant le Préfet dans
son rôle de coordination du service public de l'emploi.
Elles participent à la gestion des mesures
d'insertion et de formation des publics en difficulté et
elles encouragent le développement local en collaboration
avec les différents acteurs socioéconomiques.
C.R.A.M. : Caisse Régionale d'Assurance Maladie
La CRAM est un organisme de sécurité
sociale qui assure la gestion régionale de l'assurance
vieillesse, de l'assurance veuvage, de l'assurance des accidents
du travail et des maladies professionnelles.
La CRAM attribue à chaque établissement
un code risque qui tient compte des risques professionnels liés
à l'activité principale exercée par les salariés
et notifie, par établissement, le taux de cotisation accidents
de travail et maladies professionnelles.
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2.3 Déclaration à l'inspecteur du travail
Code du travail, Art. L620-1 et R620-1
Toute personne qui se propose d'embaucher du personnel
doit, avant d'occuper celui-ci, en faire la déclaration au moyen
d'une lettre recommandée adressée à l'inspecteur
du travail.
La déclaration indique le nom et l'adresse de l'employeur ainsi
que l'emplacement de l'établissement et le type d'activités
exercées.
2.4 L'affiliation à une caisse de retraite
L'association devra envoyer un courrier à une
caisse de retraite complémentaire. Dans ce courrier, elle indiquera
qu'elle envisage d'embaucher à une certaine date un salarié
et par conséquent, demande son affiliation et celle du futur
salarié.
2.5 L'inscription sur le registre unique du personnel
(Code du travail, articles L620-3, R620-3)
Il doit être tenu un registre unique du personnel
sur lequel doivent figurer, dans l'ordre d'embauchage et de façon
indélébile, les noms et prénoms de tous les salariés
occupés par l'association à quelque titre que ce soit.
Des indications complémentaires doivent être portées
sur ce registre pour chaque salarié. Ce sont les suivantes :
1) Nationalité ;
2) Date de naissance ;
3) Sexe ;
4) Emploi ;
5) Qualification ;
6) Dates d'entrée et de sortie de l'établissement ;
7) Lorsqu'une autorisation d'embauchage ou de licenciement est requise,
la date de cette autorisation ou, à défaut, la date de
la demande d'autorisation.
En sus des indications énumérées
au paragraphe précédent, les mentions suivantes doivent
être portées :
1) Pour les travailleurs étrangers assujettis à
la possession d'un titre autorisant l'exercice d'une activité
salariée : le type et le numéro d'ordre du titre valant
autorisation de travail.
2) Pour les jeunes travailleurs sous contrat d'apprentissage, de qualification
ou d'adaptation : la mention " apprenti ", " contrat
de qualification " ou " contrat d'adaptation ".
3) Pour les travailleurs sous contrat à durée déterminée
: la mention " contrat à durée déterminée
".
4) Pour les travailleurs à " temps partiel "
: la mention " travailleur à temps partiel ".
5) Pour les travailleurs temporaires : la mention " travailleur
temporaire " ainsi que le nom et l'adresse de l'entreprise de travail
temporaire.
6) Pour les travailleurs mis à disposition par un groupement
d'employeurs : la mention " mis à disposition par un groupement
d'employeurs " ainsi que la dénomination et l'adresse de
ce dernier.
Les mentions relatives à des événements
postérieurs à l'embauchage doivent être portées
au moment où ceux-ci surviennent.
Les mentions obligatoires portées sur le registre doivent être
conservées pendant cinq ans à compter de la date à
laquelle le salarié a quitté l'établissement.
Registre unique du personnel et informatique
Les associations peuvent déroger à la
tenue de certains registres pour tenir compte du recours à d'autres
moyens, notamment informatiques, lorsque des garanties de contrôle
équivalentes sont maintenues.
Déclaration auprès de la CNIL
Les fichiers de paie, les traitements relatifs aux déclarations
sociales obligatoires ou la gestion informatisée des registres
obligatoires (tels que le registre unique du personnel) mis en uvre
dans le respect des conditions posées par la CNIL n'ont
plus désormais à être déclarés par
les employeurs.
Toutefois, l'ensemble des droits de ces salariés
(droit d'opposition, d'accès et de rectification) et des autres
obligations des responsables de fichiers (respect de la finalité
du fichier, information des employés, confidentialité
des données, conservation limitée des données,
etc.) restent pleinement applicables.
En outre, la CNIL conserve entier son pouvoir de contrôle
et de sanction afin de s'assurer du respect de ces garanties dans le
cadre de la mise en uvre de tels fichiers.
S - V - 2.6 La visite médicale d'embauche
Quand ?
En principe, tout salarié doit faire l'objet
d'un examen médical avant l'embauchage ou au plus tard avant
l'expiration de la période d'essai qui suit l'embauchage (Code
du travail, art. R241-48)
Certains salariés soumis à une surveillance
médicale spéciale (les femmes enceintes par exemple) bénéficient
obligatoirement de l'examen médical avant leur embauchage.
Dans quel but ?
L'examen médical a entre autre pour but de s'assurer
que le salarié est médicalement apte au poste de travail
auquel l'association envisage de l'affecter. (Code du travail, art.
R241-48)
A l'issue de l'examen médical, le médecin
du travail établit une fiche d'aptitude en double exemplaire
: Il en remet un exemplaire au salarié et transmet l'autre à
l'employeur qui le conserve . (Code du travail, art. R241-57)
Par la suite ?
Tout salarié doit bénéficier, dans les vingt-quatre
mois qui suivent l'examen d'embauche, d'un nouvel examen médical
en vue de s'assurer du maintien de son aptitude au poste de travail
occupé.
Cet examen doit être renouvelé au moins une fois par tous
les vingt-quatre mois .
Tout salarié doit bénéficier d'un examen
par le médecin du travail après :
- une absence pour cause de maladie professionnelle,
- un congé de maternité,
- une absence d'au moins huit jours pour cause d'accident du travail
- une absence d'au moins vingt et un jours pour cause de maladie ou
d'accident non professionnel
- en cas d'absences répétées pour raisons de santé.
(Code du travail, art. R241-51)
Tout salarié peut bénéficier d'un examen
médical à sa demande (sans qu'il puisse être sanctionné
par son employeur) . (Code du travail, art. R241-49)
Remarque : Le temps nécessité par
les examens médicaux est :
soit pris sur les heures de travail des salariés sans
qu'aucune retenue de salaire puisse être effectuée,
soit rémunéré comme temps de travail normal
dans le cas où ces examens ne pourraient avoir lieu pendant les
heures de travail.
Le temps et les frais de transport nécessités par ces
examens sont pris en charge par l'employeur
(Code du travail, art. R241-53)
Attention : Le temps nécessité
par les examens médicaux ne peut être pris sur le temps
de pause ou de congé.
Sanctions
Tout employeur qui n'organise pas les visites médicales obligatoires
est passible d'une amende de 5ème classe (1500 €). (Code
du travail, art. R264-1)
Tout salarié qui ne se présente pas à un contrôle
médical peut se voir licencier.
3. Le chèque emploi associatif
Cliquez ici...
4. Des sigles que vous allez rencontrer
A.R.R.C.O. : Association des Régimes de
Retraites Complémentaires
(Fédération des régimes de retraite complémentaires
des salariés)
A.G.I.R.C. : Association Générale
des Institutions de Retraite des Cadres
Créée en 1947, l'AGIRC est le régime interprofessionnel,
unique et obligatoire de retraite complémentaire des cadres du
secteur privé.
A.P.E. : Activité Principale Exercée
Toute association (ou entreprise) et chacun de ses établissements
se voit attribuer par l'Insee, lors de son inscription au répertoire
SIRENE, un " code APE " caractérisant son activité
principale par référence à la nomenclature d'activités
française (NAF).
Exemple : Le code APE des " organisations
religieuses " est " 91.3A ".
© 2007 Alain LEDAIN
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