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Les orateurs de passage
Page mise en ligne en août 2007
Une question revient régulièrement : Comment
peut-on, en tant qu'association cultuelle, soutenir financièrement
un orateur de passage, en supplément des débours liés
au déplacement (indemnités kilométriques, frais d'hébergement,
repas etc.) sans pour autant devoir payer les charges sociales ?
Il y a essentiellement trois cas possibles :
1 - L'orateur est affilié à la CAVIMAC
et le soutien transite par son association cultuelle.
Comme l'orateur exerce son activité dans le cadre
de sa fonction sacerdotale ou religieuse, vous pourrez verser le soutien
à son association cultuelle qui lui reversera à la fin
du mois (en même temps que ses indemnités de culte). Le
montant du soutien n'aura aucune influence sur les cotisations CAVIMAC
qui restent fixes. Bien entendu, il devra déclarer ce soutien
aux impôts.
2 - L'orateur est affilié à la CAVIMAC
et le soutien lui est versé directement.
Dans ce cas, n'oubliez pas de demander à l'orateur
une preuve de l'affiliation de son association cultuelle à la
CAVIMAC (numéro d'affiliation
).
Vous " risquez " d'être soumis aux cotisations
sociales.
3 - L'orateur n'est pas affilié à la CAVIMAC.
Dans ce cas, il est très difficile d'échapper
au paiement des cotisations sociales, sauf de prouver qu'il n'y avait
pas de lien de subordination avec l'association cultuelle : le thème
n'était pas imposé à l'orateur, le montant du soutien
n'était pas convenu avec lui (véritable libéralité)
Une question revient souvent...
" Dans quelle mesure est-il possible de percevoir
des honoraires accessoires ? Y a-t-il un seuil au-dessous duquel une
exonération de charges sociales est possible ? "
La réponse est négative. Dès
le premier centime perçu, des cotisations sociales sont dues.
Cette confusion est sans doute d'origine fiscale où il est fait
mention d'honoraires accessoires pour la déclaration de l'impôt
sur le revenu des personnes physiques. Il s'agit d'une simple mesure
de simplification du Code Général des Impôts qui
permet aux salariés exerçant une activité accessoire,
jusqu'à un certain seuil d'effectuer une même déclaration
d'impôt au lieu de deux (BNC et IRPP) Cette simplification administrative
est sans effet pour l'application des cotisations sociales.
Pour terminer
A l'occasion d'une discussion informelle sur ce sujet
avec un ancien trésorier d'une importante fédération,
ce dernier nous a répondu (en précisant qu'il ne l'écrirait
jamais) : " la solution peut consister :
- à organiser une offrande spéciale,
- à remettre l'offrande directement à
l'orateur (sans faire transiter l'argent par les comptes de l'association).
"
Pour faire bref, on renvoie le problème au bénéficiaire
qui devra, s'il est contrôlé, expliquer la provenance de
ces sommes : dons des fidèles etc.
© 2006 Gérard HUNG CHEI
TUI
Cette page est tirée de la revue Entr'actes.
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