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Les revenus du patrimoine imposables
Page actualisée en octobre 2010
Au sommaire de cette page :
- 1. Les revenus fonciers
- 2. Les revenus mobiliers
- 3. Déclaration des revenus
patrimoniaux
- 4. La Contribution sur les Revenus
Locatifs (CRL)
- 5. Le cas des sociétés
civiles immobilières (SCI)
En application de la doctrine fiscale, on peut donc distinguer
trois régimes d'imposition susceptibles de s'appliquer aux associations
:
Premier secteur : l'association exerce des
activités lucratives dans les mêmes conditions que les entreprises.
Elle devient passible pour l'ensemble des revenus de cette activité
de l'impôt sur les sociétés dans les conditions de
droit commun.
Seule est prise en compte la nature des actes effectués et non
l'affectation de revenus qui en découlent.
Si tel était le cas pour une association déclarée
de la loi 1905, elle risquerait de perdre :
- sa qualité d'association cultuelle et
- la possibilité de recevoir des dons et legs et de délivrer
des reçus fiscaux.
Deuxième secteur : l'association
exerce des activités qui, bien que lucratives, complètent
et concourent directement à l'exécution de l'objet non lucratif
de l'association.
Ces revenus sont totalement exonérés de l'impôt
sur les sociétés. (Doc. adm. 4 H-6112 n°6 du 12 juillet
1997)
Troisième secteur :
Les organismes sans but lucratif disposent souvent d'un patrimoine productif
de revenus. Ces revenus lorsqu'ils existent, ont pour seul objet de financer
les activités de l'association. Le législateur a prévu
l'imposition à taux réduits.
Sont classés dans cette catégorie, par exemple un local
indissociable des autres moyens que l'association met en uvre pour
remplir son objet désintéressé et que l'association
loue à un tarif normal.
Les associations cultuelles du fait de leur objet exclusif,
ne peuvent pas en principe exercer d'activité à caractère
commercial du premier secteur sans en subir les conséquences.
La fiscalité qui leur est applicable est donc celle
des organismes à but non lucratif qui bénéficient
d'un régime d'imposition atténué et sur leurs seuls
revenus patrimoniaux (troisième secteur).
1. Les revenus fonciers
Deux définitions pour bien se comprendre
Le terme " immeuble ", par opposition
à " meuble ", désigne ce qui ne peut être
déplacé.
Ainsi, un terrain nu est un immeuble non bâti.
Les " revenus fonciers " sont constitués
par les loyers et revenus accessoires tirés des biens immobiliers
loués nus, qu'ils soient ou non bâtis.
Au plan juridique
Selon l'article 6 de la loi du 1er juillet 1901, toute
association régulièrement déclarée peut
acquérir à titre onéreux, posséder et administrer
le local destiné à l'administration de l'association et
à la réunion de ses membres et les immeubles strictement
nécessaires à l'accomplissement du but qu'elle se
propose.
Cet article limite la capacité des associations
déclarées à posséder des immeubles.
Ainsi, elles ne peuvent pas acquérir ou posséder
un immeuble dans le seul but d'en tirer des revenus sous forme de loyer.
Sanction
Sur le fondement de l'article 17 de la loi du 1er juillet
1901, tout intéressé ou le ministère public peut
demander l'annulation de toute acquisition d'un immeuble qui ne serait
pas destiné à l'administration de l'association ou strictement
nécessaire à l'accomplissement de son objet.
L'association devrait alors restituer l'immeuble qu'elle
est incapable d'acquérir ou de posséder.
Imposition
Les associations sans activité lucrative sont
soumises à l'impôt sur les sociétés au taux
de 24% à raison des revenus de la location d'immeubles bâtis
ou non bâtis, situés en France, dont elles sont propriétaires.
Les exonérations
L'impôt n'est pas applicable :
aux revenus des édifices affectés
à l'exercice public du culte ;
aux revenus nets des immeubles dont les organismes
sans but lucratif se réservent la jouissance.
En revanche, les revenus accessoires, tels que la
location du droit d'affichage ou l'implantation d'antenne de téléphonie
mobile, générés éventuellement par les
immeubles dont les associations en cause se réservent la jouissance,
demeurent imposables .
Cette exonération concerne aussi leurs immeubles
mis gratuitement à la disposition d'autres personnes physiques
ou morales, ou moyennant un loyer symbolique, sans qu'il y ait lieu,
dans ce dernier cas, de rechercher si les parties sont liées
ou non par une véritable convention .
aux revenus des immeubles, autres que les bâtiments
ruraux, bénéficiant d'une exonération permanente
de taxe foncière en vertu des articles 1382 et 1384 du CGI (Doc.
Adm. 4H-6112 du 12 juillet 1997). C'est le cas des locaux dont les
associations cultuelles sont propriétaires.
aux bénéfices attribués
aux associations en tant qu'associées de sociétés
civiles immobilières (SCI)(Voyez la
section 5).
aux locations :
- concourant directement et matériellement à l'exécution
même de l'activité non lucrative de l'organisme,
- indissociables des autres moyens que l'association met en uvre
pour remplir son objet désintéressé,
- ne pouvant être regardées comme une activité distincte
dont les résultats seraient considérés comme des
placements assujettis à l'IS au taux réduit.
Exemples :
Les locations sans but lucratif, par une congrégation à
des associations qui remplissaient la double condition de ne pas poursuivre
un but lucratif et de se livrer à une activité qui complète
celle de ladite congrégation dans sa mission éducative,
ne sont pas entrées dans le champ d'application de l'impôt.
La location
de la salle de culte à une autre église, gratuitement
ou moyennant un loyer modique, pour y exercer le culte est
totalement exonérée (CE, 20 avril 1983, requête
n° 32515). Il en est de même de la location au ministre
du culte, moyennant un loyer anormalement bas, d'un presbytère
appartenant à l'association.
Il y a exonération quand la location ne constitue
pas un mode d'exploitation du patrimoine immobilier, mais entre dans
le cadre de l'activité désintéressée de
l'organisme.
Base d'imposition
Le revenu imposable est un revenu net, égal à
la différence entre le montant du revenu brut et les charges
de la propriété.
Selon l'article 31 du Code Général des
impôt, les charges déductibles du revenu foncier sont :
- les dépenses de réparation et d'entretien (travaux de
maintenance qui ne modifient pas la consistance, l'agencement ou l'équipement
initial) ;
- les dépenses d'amélioration (travaux qui ne correspondent
pas à des constructions, reconstructions, ou agrandissement)
;
- les frais réels de gérance et de rémunération
de concierge ;
- les intérêts des emprunts contractés pour l'acquisition,
la construction, la réparation ou l'amélioration ;
- la taxe foncière et les taxes annexes à cet impôt
;
- les primes d'assurances payées pour couvrir les risques de
loyers impayés.
Sont également déductibles les autres
frais de gestion, les frais d'assurances et d'amortissement afférent
aux propriétés urbaines ou rurales si l'association n'a
pas opté pour la déduction forfaitaire de 14%.
2. Les revenus mobiliers
Rien n'interdit à une association de faire fructifier
son patrimoine et de réaliser des placements financiers.
Avant de choisir une solution d'épargne, il faudra
tenir compte de plusieurs facteurs :
- Le niveau de risque acceptable : dans la grande majorité
des cas, le trésorier optera pour des placements sûrs, ne
présentant pas de risques particuliers.
- La durée de placement : le plan de trésorerie permettra
au responsable des finances de se faire une idée précise
du montant et de la durée optimale des placements.
- Le régime fiscal des produits.
Pour valoriser au mieux l'épargne de votre association,
certaines banques proposent des produits de placement spécialement
dédiés au monde associatif. N'hésitez donc pas à
prendre rendez-vous avec votre banquier.
Quelques définitions pour bien se comprendre
Les " capitaux mobiliers " sont des placements financiers
destinés à produire des revenus (appelés "
revenus de capitaux mobiliers ") sous forme d'intérêt.
Il peut s'agir d'actions, obligations, etc.
La " plus-value de cession " d'un titre est la différence
entre sa valeur d'achat et sa valeur de vente. Il y a " moins-value
de cession " si la valeur de vente est inférieure à
la valeur d'achat.
Veillez à ne pas confondre " plus-value de cession "
et " revenus de capitaux mobiliers ".
Une " action " est une part du capital d'une société
dite société par actions (SA). C'est un titre de propriété.
L'action peut rapporter un dividende et donne un droit de vote à
son propriétaire.
Une " obligation " est un titre négociable productif
d'intérêts, émis par une société ou
une collectivité publique (commune, département...) en
contrepartie d'un prêt.
L'obligation est un titre de créance.
Imposition
Les associations sans activité lucrative
sont soumises à l'impôt sur les sociétés
(IS) au taux de 24% (de 15% ou de 10%) à raison des
revenus de capitaux mobiliers dont elles disposent.
Remarque
Les plus-values de cessions des titres générateurs
de ces revenus mobiliers imposables ne sont pas soumises à l'IS
au nom des associations sans activité lucrative.
Les plus values correspondent à des " gains
en capital " et désignent des profits de caractère
exceptionnel.
Lorsque l'association n'est pas imposable ou est imposable
sur les seuls revenus patrimoniaux, il n'y a pas imposition des gains
en capital .
Quelques exonérations
Notamment :
les intérêts des livrets A des Caisses d'épargne
;
L'exonération s'applique aux sommes placées
à hauteur de cinq fois le plafond d'investissement des particuliers
(en capital et intérêts capitalisés, hors intérêts
de l'année en cours exclusivement) soit 76 500 €.
les intérêts des livrets
bleus du Crédit Mutuel ;
les produits des obligations et autres
titres d'emprunts négociables, émis en France
avant le 1er janvier 1987 par l'Etat, les collectivités
et sociétés françaises, les organismes
étrangers ou internationaux ;
les intérêts des bons
de la Caisse nationale de Crédit agricole (devenue
le Crédit agricole SA), des bons d'épargne
de La Poste, des bons à cinq ans du Crédit
foncier de France et des bons de Caisses d'Epargne (ces
intérêts sont soumis d'office, lors de leur
encaissement, à un prélèvement considéré
comme libératoire de l'IS pour les collectivités
sans but lucratif) ;
les produits des bons de caisse (dès
lors qu'ils supportent la retenue à la source de
10 % en vertu de l'article 1678 bis du CGI).
Revenus imposables à 10%.
Notamment :
les produits des obligations et titres assimilés émis
depuis 1987.
Revenus imposables à 24%
Notamment :
les intérêts des livrets B de Caisses d'Epargne
;
les intérêts des livrets bancaires ;
les intérêts des comptes courants.
Le prélèvement à la source
Certains produits sont imposables mais donnent lieu
à un prélèvement à la source. C'est le cas
des " bons de caisse ". Les associations n'ont alors aucune
déclaration à faire.
Définitions
- Les " bons de caisse " sont des titres d'épargne
émis par votre banque sur une durée déterminée
à l'avance en accord avec le souscripteur.
- Le " prélèvement (ou retenue) à la
source " est un mode de règlement de l'impôt.
Tout ou partie de l'impôt est payé directement au fisc,
par la personne (organisme financier, généralement)
à l'origine (autrement dit, à la source) du revenu imposable,
et non par le contribuable :
- ce dernier ne reçoit pas la totalité du revenu auquel
il a droit,
- il perçoit le revenu net, autrement dit le revenu brut diminué
du montant de la retenue.
3. Déclaration des revenus patrimoniaux
Imprimé :
La déclaration des revenus patrimoniaux passibles
de l'impôt sur les sociétés aux taux de 10 et 24%
est effectuée sur l'imprimé
2070. (Consultez
aussi la notice de l'imprimé 2070)
Paiement de l'impôt
- L'impôt n'est pas recouvré si son montant
annuel n'excède pas 150 €.
- Si ce montant est compris entre 150 € et 300 €, l'impôt
fait l'objet d'une décote égale à la différence
entre 300 € et ledit montant.
Exemple :
Si l'impôt avant décote est de : 180 €
la décote est égale à 300 € - 180 € =
120 €
donc l'impôt à payer est de 180 € - 120 € = 60
€
Versement de l'impôt
La recette des impôts est l'interlocuteur unique
des associations. La déclaration et le paiement de l'IS sont
effectués simultanément et spontanément
:
- la déclaration n° 2070 comporte un cadre permettant à
l'association de calculer son impôt ;
- l'impôt calculé doit être versé spontanément
auprès de la recette des impôts en même temps que
le dépôt de la déclaration n° 2070.
Aucun versement d'acompte n'est exigé au cours
de l'année.
Délai de production
La déclaration doit être produite dans
les 3 mois de la clôture de l'exercice comptable et, au plus tard,
le 31 mars de l'année qui suit l'encaissement des revenus dans
le cas où aucun exercice n'a été arrêté
au cours de ladite année.
4. La Contribution sur les Revenus Locatifs
(CRL)
Source : Bulletin officiel des impôts 5 L-5-01
et 5 L-2-05
Une association cultuelle amenée à louer
un appartement (ou une maison) servant de presbytère peut être
assujettie à la contribution sur les revenus locatifs (CRL).
Cette contribution a été instituée
sur les revenus des immeubles achevés depuis quinze ans au moins.
Elle est due par les bailleurs, qu'il s'agisse de personnes physiques
ou de personnes morales.
Elle s'applique aux revenus de locations de locaux dont la durée
est limitée. Il en est ainsi entre autre :
- des locations de locaux nus et des locations de locaux meublés
ou équipés ;
- des baux proprement dits et des locations verbales ;
- des locations renouvelées par tacite reconduction ;
- des baux emphytéotiques.
(Pour comprendre ce qu'est
un bail emphytéotique, cliquez ici )
Remarque
Seules les locations consenties par le propriétaire
des locaux, I'usufruitier ou le titulaire d'un droit réel d'habitation
(emphytéose, par exemple) sont soumises à la contribution
sur les revenus locatifs. La contribution n'est pas applicable aux revenus
retirés de la sous-location consentie par le locataire principal.
Taux et assiette
La CRL est assise sur le montant des recettes nettes
perçues au cours de l'année civile . Son taux est fixé
à 2,50 % (CGI, article 234 quindecies).
Ces recettes nettes s'entendent des revenus des locations
augmentés du montant des dépenses incombant normalement
au bailleur et mises par convention à la charge du preneur.
Elles comprennent les sommes encaissées par le
bailleur à quelque titre que ce soit :
- loyer en principal,
- remboursements de prestations,
- remboursements d'impôts (y compris, le cas échéant,
la CRL),
- valeur des avantages en nature stipulés au bail,
- subventions, primes et indemnités d'assurance destinées
à financer des charges déductibles,
- revenus accessoires
Lorsqu'un local entre dans le champ d'application de
la CRL et ne bénéficie d'aucune exonération, l'ensemble
des revenus tirés de ce local est soumis à cette contribution.
Exonération
Sont exonérés de la CRL entre autre, les
revenus des locations dont le montant annuel n'excède pas
1 830 €. (Exonération résultant du III de l'article
234 nonies du CGI)
La limite d'exonération de 1 830 € s'apprécie
par local et par année civile pour les contribuables
dont la période d'imposition à la contribution est constituée
par l'année civile.
Lorsqu'un immeuble comporte plusieurs locaux, l'exonération
s'applique, pour chacune des locations dont le revenu encaissé
au cours de la période d'imposition n'excède pas la limite
de 1 830 €, local par local.
Versement de la CRL
Pour les associations et organismes à but non
lucratif, le versement de la CRL auprès de la recette des impôts
se fait selon les mêmes modalités que l'impôt sur
les sociétés à taux réduit :
- cette contribution est donc versée une fois par an à
la recette des impôts, à la date de dépôt
de la déclaration 2070 ;
- son montant est calculé directement sur la déclaration
n° 2070.
Par ailleurs, aucun acompte de CRL n'est exigé
en cours d'année.
5. Le cas des sociétés
civiles immobilières (SCI)
1 Les SCI échappent à l'Impôt
sur les Sociétés (IS) à taux réduit de 24%.
2 L'article 206-5 du CGI ne soumet à l'IS
que les revenus provenant de la location d'immeuble dont l'association
est propriétaire unique ou indivis. Ce texte d'interprétation
stricte a été confirmé par une réponse ministérielle
de M. Beauguitte (question N°18984, JOAN 30 juin 1975, p.5096).
3 Les organismes sans but lucratif assujettis à
l'IS au taux réduit sont expressément exclus
de l'imposition due au titre des revenus correspondant aux
droits qu'ils détiennent dans les sociétés
de personnes (article 218 bis du CGI). (La SCI est une société
de personnes).
Des 3 points ci-dessus, nous en concluons
:
Une association qui gère
un patrimoine foncier important, et notamment si elle est
assujettie au seul impôt sur les sociétés
à taux réduit, peut avoir intérêt
à constituer des SCI relevant elle-même
de l'impôt sur le revenu.
Comme le précise le troisième
rapport du Conseil national des impôts (juillet 1977,
page 44), il " suffit à ces collectivités
d'intercaler entre elles et leurs sources de revenus une
société civile relevant de l'impôt sur
le revenu, c'est-à-dire qui n'a pas de forme d'une
société de capitaux ou qui ne relève
pas d'une activité commerciale, ce qui est par définition
le cas en matière de location d'immeubles nus ou
d'exploitation agricole, pour que les revenus que la
société civile réalise à raison
de ces activités échappent à tout impôt
".
Par ailleurs, larticle 218 bis du
Code général des impôts vient confirmer
que : « Les sociétés ou personnes
morales passibles de l'impôt sur les sociétés
en vertu de l'article 206, à l'exception de celles
désignées au 5 de l'article précité,
sont personnellement soumises audit impôt à
raison de la part des bénéfices correspondant
aux droits qu'elles détiennent en qualité
d'associées en nom ou commanditées ou de membres
de sociétés visées auxdits articles.
»
Toutefois, il convient de rajouter que seule
la location par une SCI dun immeuble nu nest
pas une activité commerciale mais une activité
de nature civile. Ainsi, les revenus tirés relèvent
de la catégorie des revenus fonciers et ne sont pas
soumis à limpôt sur les sociétés
de droit commun. Les revenus sont imposés aux associés
en fonction du régime fiscal de chacun. Lorsque les
associés sont des personnes morales à but
non lucratif exonérées des impôts commerciaux,
ces revenus sont exonérés dimpôts.
En revanche, lactivité de locaux
meublés constitue une activité commerciale.
Dans ce cas, les revenus de la SCI dun local meublé
sont imposables au régime de limpôt sur
les sociétés et non de limpôt
sur le revenu.
Les associations qui détiennent de
limmobilier au travers dune SCI devront être
attentives aux conditions dans lesquelles ce dernier est
donné en location.
© 1995 - 2010 Alain
LEDAIN - Gérard HUNG CHEI TUI
Cette page est tirée du livre "Le
culte et la législation"
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