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Un contrat particulier : Le bail emphytéotique
Page mise en ligne en août 2007
Définition
Le bail emphytéotique (ou contrat d'emphytéose)
est un bail d'une durée de 18 ans au moins et de 99 ans au plus.
Il porte sur des immeubles.
Caractéristiques :
Le
locataire (appelé " emphytéote ") bénéficie
d'un droit réel immobilier analogue à celui d'un propriétaire
c'est-à-dire qu'il peut hypothéquer l'immeuble, le louer
ou le sous-louer.
Le
locataire doit assumer toutes les charges et les grosses réparations.
Si
l'emphytéote réalise des constructions ou des améliorations,
le propriétaire en profite, à la fin du bail, sans avoir
à verser d'indemnité au locataire sortant.
Le
locataire doit payer une redevance (appelée " canon emphytéotique
") traditionnellement modeste, voire symbolique.
Le
bail peut être résilié par le tribunal en cas de
non-paiement de la redevance pendant deux ans ou pour non-respect des
obligations contractuelles.
Le bail emphytéotique trouve son origine dans
le droit romain.
L'objet du contrat d'emphytéose était de permettre aux
propriétaires de grands domaines fonciers, souvent mal cultivés,
d'assurer la mise en valeur de leurs terres sans en supporter les charges.
Bail emphytéotique et associations cultuelles
Selon le Code Général des Collectivités
Territoriales (article 1311-2), " un bien immobilier appartenant
à une collectivité territoriale peut faire l'objet d'un
bail emphytéotique
en vue de l'affectation à une
association cultuelle d'un édifice du culte ouvert au public
Ce bail emphytéotique est dénommé bail emphytéotique
administratif. "
De plus, aux termes de l'article L. 2144-3 du même
code, " des locaux communaux peuvent être utilisés
par les associations, syndicats ou partis politiques qui en font la
demande. Le maire détermine les conditions dans lesquelles ces
locaux peuvent être utilisés, compte tenu des nécessités
de l'administration des propriétés communales, du fonctionnement
des services et du maintien de l'ordre public. Le conseil municipal
fixe, en tant que de besoin, la contribution due à raison de
cette utilisation ". Une association cultuelle peut donc, au
même titre que toute autre association, bénéficier
de la mise à disposition de locaux communaux, y compris pour
l'exercice de son culte, à condition que la commune veille
à l'égalité de traitement entre les associations,
syndicats et partis politiques qui sollicitent l'utilisation de ces
locaux. (Réponse du Ministre de l'Intérieur à M.
LECOU Robert )
© 2006 Alain LEDAIN
Cet article est tiré de la revue Entr'actes
(n°46 - Septembre 2006)
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