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Le statut de l'auto-entrepreneur
La loi de modernisation de l'économie n° 2008-776
en date du 4 août 2008 a pour objectif essentiel de
contribuer à la création d'entreprises en France
en faisant souffler un vent de liberté sur l'économie
française.
Parmi les mesures les plus significatives adoptées
afin d'encourager les entrepreneurs dans la création
d'entreprises figure le nouveau régime de l'auto-entrepreneur
destiné à offrir aux personnes qui souhaitent
se mettre " à leur compte " divers avantages
en termes de création, de gestion et de cessation d'une
activité en nom propre, c'est-à-dire un statut
simple pour celles et ceux qui veulent entreprendre.
Qui peut devenir auto-entrepreneur ?
Tous les français, sans exceptions, peuvent devenir
auto-entrepreneur . Que ce soit à titre principal pour,
par exemple, créer sa première activité
en même temps que ses études, pour un chômeur
qui veut se lancer ou à titre complémentaire
pour un salarié du secteur privé, un fonctionnaire
ou un retraité qui souhaite développer une activité
annexe en complément de son salaire, de son traitement
ou de sa retraite.
Trois conditions pour bénéficier
de ce régime ?
1 - Se déclarer par Internet (www.lautoentrepreneur.fr
)
ou auprès du Centre de Formalité des Entreprises
(CFE), de sa chambre de commerce (activité commerciale),
de sa chambre des métiers (activités artisanales)
ou des URSSAF (activités libérales)
2 - Remplir les conditions pour bénéficier
du régime fiscal de la micro-entreprise*, ce qui implique
de réaliser un chiffre d'affaires annuel inférieur
à un certain seuil :
- 80 000 € pour les activités de vente
de marchandises, objets, fournitures et denrées à
emporter ou à consommer sur place ou les prestations
d'hébergement.
- 32 000 € pour les activités de prestations
autres que celles relevant du seuil de 80 000 €
- 32 000 € pour les autres prestations de service,
imposables dans la catégorie des bénéfices
non commerciaux (BNC), c'est-àdire principalement les
professions libérales.
Ces plafonds sont réévalués chaque année
dans la même proportion que le barème de l'impôt
sur le revenu.
3 - Bénéficier de la franchise de TVA
Toute activité peut être exercée en franchise
de TVA lorsque son chiffre d'affaires annuel n'excède
pas les plafonds du régime fiscal de la micro-entreprise
(80 000 € pour le commerce - achats/reventes, ventes
à consommer sur place et prestations d'hébergement
- et 32 000 € pour les services) et dès lors que
l'exploitant n'opte pas pour le paiement de la TVA.
Dans ce cas, l'entreprise ne facture pas de TVA à
ses clients mais elle ne peut pas récupérer
la TVA que lui facturent ses fournisseurs. Toutefois, certaines
activités sont exclues de la franchise de TVA.
Qu'apporte le régime de l'auto-entrepreneur
?
Devenir auto-entrepreneur présente de nombreux avantages
sociaux, déclaratifs et fiscaux.
En résumé, l'auto-entrepreneur est affilié
à la sécurité sociale et valide des trimestres
de retraite. Il s'acquitte forfaitairement de ses charges
sociales et de son impôt sur le revenu uniquement sur
ce qu'il encaisse.
S'il n'encaisse rien, il ne paie et ne déclare rien.
Grâce au système de versement libératoire,
il peut calculer très facilement son prix de revient.
En résumé, les taux sont calculés sur
le chiffre d'affaires et égaux à partir du 1er
janvier 2009 à :
- 12% de charges sociales et 1% de charge fiscale (impôt
sur le revenu), soit un versement unique de 13% du chiffre
d'affaires pour une activité commerciale ;
- 21,3% de charges sociales plus 1 ,7% de charge fiscale (impôt
sur le revenu), soit un versement unique de 23% du chiffre
d'affaires pour une activité de prestations de services
;
- 18,3% de charges sociales et 2,2% de charge fiscale (impôt
sur le revenu), soit un versement unique de 20,5% pour les
prestations de service des professionnels libéraux
affiliés à la CIPAV.
Aucune déduction de frais ou de charges possible pour
l'application de ce pourcentage
L'auto-entrepreneur n'est pas soumis à la TVA ni à
l'impôt sur les sociétés et il est exonéré
de taxe professionnelle pendant trois ans à compter
de la création de son activité.
Un avantage : une comptabilité allégée
Les entrepreneurs bénéficiant du régime
fiscal de la micro-entreprise ont une comptabilité
allégée.
Ainsi, ils peuvent simplement tenir un livre mentionnant
chronologiquement le montant et l'origine des recettes encaissées
à titre professionnel, en distinguant les règlements
en espèces des autres règlements. Les références
des pièces justificatives (factures, notes, etc.) doivent
y être indiquées.
Ce livre est tenu au jour le jour.
En outre, lorsque l'activité consiste principalement
à vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées
à consommer sur place ou à emporter, ou à
fournir des prestations d'hébergement, les entrepreneurs
doivent alors tenir un registre récapitulant par année
le détail de leurs achats en précisant le mode
de règlement et les références des pièces
justificatives (factures, notes, etc.).
Les entrepreneurs ont l'obligation de conserver toutes les
factures ou pièces justificatives relatives à
leurs achats et à leurs ventes de marchandises ou de
prestations de services.
Si vous souhaitez en savoir davantage, consultez le site
www.lautoentrepreneur.fr )
ou téléchargez le guide de l'auto-entrepreneur ).
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