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Une association cultuelle propriétaire
d'une église est responsable du dommage causé
à un visiteur.
La responsabilité civile d'une association cultuelle
vis-à-vis des tiers peut être contractuelle
ou délictuelle.
La responsabilité de l'association est contractuelle
lorsqu'un contrat est passé entre l'association et
le tiers.
A défaut de contrat entre l'association et la victime,
la responsabilité civile de l'association ne peut être
recherchée que sur le plan délictuel.
Est considérée comme tiers de l'association
toute personne qui n'est pas membre de l'association. L'association
est responsable des dommages causés à ces personnes.
La jurisprudence a posé le principe général
de la responsabilité délictuelle du fait des
choses sur le fondement de l'article 1384 alinéa 1
du Code civil : " On est responsable non seulement
du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore
de celui qui est causé par le fait des choses que l'on
a sous sa garde. "
Il en résulte que l'association est gardienne des
choses dont elle est propriétaire.
En cas de préjudice, la victime devra démontrer
l'existence d'une faute de l'association, d'un préjudice
et d'un lien de causalité entre la faute et le préjudice.
Autrement dit, la responsabilité de l'association gardienne
d'une chose inerte et immobile ne peut être engagée
que si la victime apporte la preuve que cette chose a été
l'instrument du dommage en raison de son mauvais état
ou de sa position anormale.
En visitant une église, propriété d'une
association cultuelle, une personne désireuse de contempler
certains vitraux a chuté dans un escalier .
Pour la cour d'appel, l'association cultuelle est entièrement
responsable de l'accident.
L'église étant un lieu ouvert au public, l'association
se devait de prendre toutes les précautions pour empêcher
qu'un visiteur ne chute dans l'escalier, ce qu'elle n'avait
pas fait. Ainsi, l'emplacement n'était pas éclairé
correctement, pas signalé et surtout pas protégé.
De son côté, le visiteur, en voulant s'approcher
de vitraux situés à portée de main, n'avait
pas eu un comportement anormal.
Rappelons que les établissements recevant du public
doivent mettre en place un garde-corps lorsque la hauteur
de chute dépasse un mètre.
© 2009 - Gérard HUNG CHEI TUI
/ ACTES 6 Gestion
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