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Dirigeants de droit / dirigeants de fait
Page mise à jour en septembre 2007
Dans une association, les membres du Conseil d'Administration
sont appelés " dirigeants de droit ".
Leur nom, prénom, date et lieu de naissance, nationalité,
profession, domicile, sont déclarés en Préfecture.
Il peut exister d'autres personnes, appelées "
dirigeants de fait " qui, sans être membre du Conseil
d'Administration, " remplissent des fonctions normalement dévolues
aux dirigeants de droit ", "exercent un contrôle
effectif et constant de l'association et en définissent les orientations
", soit parce que les administrateurs en titre ne jouent pas leur
rôle (problème de compétence), soit parce que ces
derniers ne désirent être que des prête-noms.
Précisions
Selon la Cour d'appel de Paris, un dirigeant de fait
est " une personne physique ou morale qui, sans avoir été
régulièrement désignée en qualité de
dirigeant de droit, s'est distinguée par une action positive
dans la direction et la gestion de la personne morale, en toute souveraineté
et indépendance, pour influer celle-ci de manière déterminante.
".
Les conséquences d'une " gestion de fait
" pour le " dirigeant de fait "
Un dirigeant de fait peut être déclaré
solidairement responsable des dettes de l'association en cas de :
redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire
de l'association (Article 180 de la loi 85-98 du
25 janvier 1985) ;
délivrance abusive de reçus fiscaux
;
manuvres frauduleuses et inobservations graves
et répétées des obligations fiscales.
Quelques conseils pour éviter la requalification
de la fonction de salarié en dirigeant de fait
Le salarié ne peut décider de l'embauche
du personnel ;
S'il assiste aux réunions du Conseil d'Administration
ou du Bureau, il ne peut disposer que d'une voix consultative (et
non délibérative) ;
S'il bénéficie d'une délégation
de signature sur les comptes bancaires, il devra rendre compte
de ses actes dans le domaine financier auprès du Conseil ;
S'il dispose de pouvoirs de gestion importants,
ces pouvoirs doivent s'exercer dans le strict respect d'une délégation
(écrite par le Conseil).
Les conséquences d'une direction de fait pour l'association
Le caractère désintéressé
de la gestion d'un organisme pourrait être remis en cause si la
rémunération brute mensuelle totale versée aux dirigeants
de droit ou de fait excède les ¾ du SMIC.
La requalification de la fonction de salarié en
dirigeant de fait entraîne généralement la fiscalisation
de l'association.
Cette situation est à craindre dans les associations
ayant un directeur salarié compétent et un Conseil d'Administration
ayant davantage un rôle moral que directionnel.
© 2001-2007 - Alain LEDAIN
Cette page est tirée de la revue Entr'actes
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