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Rectifications d'écritures comptables
validées
Cette feuille a été mise
à jour en août 2006
Tout logiciel de comptabilité doit prévoir
:
- une procédure
de validation qui interdit toute modification ou suppression des écritures
comptables (PCG § 420-5) ;
- une procédure
de clôture destinée à figer la chronologie et à
garantir l'intangibilité des enregistrements (PCG § 420-6).
Rectifier des écritures comptables validées
constitue donc une transgression des règles comptables mais
aussi un délit informatique passible de sanctions pénales.
En effet, l'article 323-3 du Code pénal dispose
que : " Le fait d'introduire frauduleusement
des données dans un système de traitement automatisé
ou de supprimer ou de modifier frauduleusement les données qu'il
contient est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende
".
Un arrêt de la cour de Cassation précise
que " le seul fait de modifier ou de supprimer
des données contenues dans un système de traitement automatisé
caractérise un délit même si l'auteur n'est pas
animé de la volonté de nuire ".
" Moralité " : Une écriture validée
mais erronée doit être contre-passée puis rectifiée
par une autre écriture.
Rappel : Selon l'article
123-23 du Code de Commerce, une comptabilité régulièrement
tenue peut être admise en justice pour faire preuve dans les contentieux
d'une association vis-à-vis de ses tiers.
© 2003 Alain LEDAIN
Cet article est tiré de la revue Entr'actes
(n°16 - Juillet 2000)
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