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Le plan de relance du mécénat - La loi
du 1er août 2003
Page mise en ligne avant 2006
L'article 200 du Code général des impôts
prévoit une possibilité de réduction de l'impôt
sur le revenu au titre des dons des particuliers effectués au profit
de fondations et associations reconnues d'utilité publique, d'uvres
ou organismes d'intérêt général.
Le même article prévoit aussi le bénéfice
d'une réduction d'impôt au titre des dons consentis aux associations
cultuelles.
Cette réduction était limitée à
50% des dons (60% dans un cas particulier), les dons étant eux-mêmes
limités à 10% du revenu imposable du donateur. D'autre part,
les versements effectués au titre d'une année ne pouvaient
pas être reportés sur les années suivantes.
La loi n°
2003-709 du 1er août 2003 relative au mécénat,
aux associations et aux fondations dispose que les dons des particuliers
pris dans la limite de 20% du revenu imposable du donateur
ouvrent droit à une réduction d'impôt sur le revenu
égale à 60% de leur montant.
De plus, lorsque les dons et versements effectués au cours
d'une année excèdent la limite de 20 %, l'excédent
est reporté successivement sur les années suivantes
jusqu'à la cinquième inclusivement et ouvre droit à
la réduction d'impôt. |
Ces dispositions s'appliquent aux dons et versements effectués
à compter du 1er janvier 2003
Remarque : Ces dispositions s'appliquent également
aux organismes sans but lucratif qui procèdent à la fourniture
gratuite de repas à des personnes en difficulté, qui contribuent
à favoriser leur logement ou qui procèdent, à titre
principal, à la fourniture gratuite des soins à des personnes
en difficulté.
Auparavant, l'avantage fiscal s'appliquait dans une limite spécifique
déterminée chaque année.
Dons manuels et droits de mutation (Article 757 du Code
Général des Impôts)
La déclaration d'un don par son bénéficiaire
ou la reconnaissance judiciaire de ce don entraînent l'assujettissement
au " droit de donation ".
La même règle s'applique lorsque le bénéficiaire
révèle un don manuel à l'administration fiscale.
Désormais, ces dispositions ne s'appliquent
pas aux dons manuels consentis aux organismes d'intérêt
général.
Reçus et sanctions fiscales
Rappel de l'article 1740 A du code général
des impôts : " Toute personne, organisme ou groupement
qui délivre irrégulièrement des certificats,
reçus, états ou attestations permettant à un contribuable
d'obtenir une déduction du revenu ou du bénéfice
imposables, ou une réduction d'impôt, est passible d'une
amende fiscale égale à 25 % des sommes indûment
mentionnées sur ces documents
"
C'est la raison pour laquelle nous encouragions toute
association d' " intérêt général "
à consulter l'Administration Fiscale pour lui demander si elle
" bénéficiait des articles 200 et 238 bis du Code
Général des Impôts " et pouvait ainsi délivrer
des reçus fiscaux.
Désormais, l'amende fiscale prévue plus
haut n'est pas applicable lorsque l'administration n'a pas répondu
dans un délai de six mois à un organisme qui a demandé
s'il relève de l'une des catégories mentionnées
aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts.
Il convient cependant de respecter les conditions
suivantes :
- La demande doit
préciser la raison sociale de l'association et indiquer les dispositions
législatives dont elle entend bénéficier. Elle
doit fournir une présentation écrite précise
et complète de la situation de fait, et donc toutes
les informations nécessaires pour permettre à l'administration
d'apprécier si les conditions requises par la loi pour le bénéfice
de l'avantage en cause sont effectivement remplies.
- La demande doit être
adressée par pli recommandé avec demande d'avis de réception
postal à la direction des services fiscaux.
Pour en savoir plus, lisez la page : Reçus
fiscaux : la procédure de rescrit
© 2003 Alain LEDAIN
Cet article est tiré de la revue Entr'actes
(n°33 - Septembre 2003)
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