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C - I - 5. L'inventaire annuel
Page actualisée en janvier
2009
L'inventaire a pour objectif de déterminer
la situation patrimoniale de l'association à la date de fin d'exercice.
C'est le contrôle de l'existence et de l'évaluation des éléments
actifs et passifs du patrimoine de l'association.
Autrement dit : L'inventaire est, entre autre,
un recensement des biens, des créances (sommes dues par des tiers)
et des dettes de l'association puis leur estimation.
Il est établi au moins une fois tous les douze
mois. Il est recopié dans un livre prévu à cet effet.
Ce livre, appelé " livre d'inventaire " doit être
coté et paraphé par le greffier du tribunal de commerce.
On y recopie aussi les documents de synthèse,
c'est-à-dire le compte financier (ou le compte de résultat),
le bilan (si vous en établissez un) et l'annexe comptable. (L'annexe
commente l'information donnée dans le compte financier et le bilan.)
C - I - 5.1 Associations 1905 : ce qu'imposent les textes
Les associations et unions cultuelles doivent dresser
chaque année l'état inventorié de leurs biens,
meubles et immeubles.
Il est dressé, au plus tard, avant l'expiration
du premier semestre de l'année qui suivra celle à laquelle
il s'applique...
L'association conserve les états inventoriés
s'appliquant aux cinq dernières années avec les pièces
justificatives, registres et documents de comptabilité.
Nous recommandons à toute association
(cultuelle ou pas) de procéder à l'inventaire : il est une
nécessité de bonne gestion financière.
De plus, cet inventaire permet à un " professionnel "
d'établir le bilan. Ce dernier pourrait être fort utile pour
l'obtention d'un prêt par votre banque.
C - I - 5.2 Pour réaliser l'inventaire :
1- Assurez-vous de l'existence physique des biens
durables (Investissements, immobilisations). Pour cela, réalisez
un dénombrement physique puis complétez les différentes
données du tableau ci-dessous :
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Biens durables : Désignation
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Coût d'acquisition
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Date de mise en service (ou date d'acquisition)
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Date de sortie
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Motif de la sortie
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| Exemple : Ordinateur |
1 200 €
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25 /05 / 2007
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Une page de ce site aborde
le calcul de la dépréciation irréversible des biens
durables (amortissements).
Remarque : Les logiciels informatiques, le matériel,
l'outillage et le mobilier de bureau d'une valeur unitaire n'excédant
pas 500 € peuvent être considérés comme des charges
et non des immobilisations : ils peuvent ne pas figurer dans la liste
établie ci-dessus.
2- Dénombrez et évaluez les stocks
:
- pour les biens destinés à être revendus en l'état
(marchandises), recherchez les coûts d'achat ;
- pour les biens produits par l'association, calculez les coûts
de production.
3- Recherchez les sommes dues à l'association
et non recouvrées (créances).
4- Vérifiez les montants des comptes de
trésorerie : Comptez les espèces en caisse, utilisez les
relevés envoyés par votre banque (rapprochement bancaire).
5- Dénombrez et évaluez les valeurs
mobilières de placement (SICAV, FCP
)
6- Pour ce qui est des emprunts, déterminez
la valeur du capital à rembourser (hors intérêts)
: consultez les tableaux d'amortissements des emprunts remis par les établissements
de crédits.
7- Recherchez (entre autre) le montant des factures
non payées et le montant des dettes sociales et fiscales (Cotisations
de l'URSSAF dues et non payées le 31 décembre par exemple).
C - I - 5.3 Les particularités de l'inventaire
dans les associations 1905
Une association cultuelle peut constituer des fonds de
réserves avec ses ressources disponibles. Ces fonds sont réglementés
(voyez la section C - I - 7) et il doit être
procédé à leur inventaire.
C - I - 5.4 Une spécificité
associative : inventorier les " contributions volontaires "
Les contributions volontaires sont, par nature,
effectuées à titre gratuit. Par suite, elles ne laissent
aucune trace dans le compte financier.
Elles correspondent :
au bénévolat,
à la mise
à disposition de personnes par des entités tierces (fédération
par exemple),
à la mise
à disposition de biens meubles ou immeubles (exemples : Prêt
d'un local, dons en nature redistribués ou consommés en
l'état par l'association.)
Dès lors que ces contributions présentent
un caractère significatif, elles font l'objet d'une information
appropriée dans l'annexe comptable portant sur leur nature et leur
importance.
A défaut de renseignements quantitatifs suffisamment
fiables, des informations qualitatives sont apportées, notamment
sur les difficultés rencontrées pour évaluer les
contributions concernées.
Remarque :
Le " bénévolat de la vie associative
" (participation aux assemblées générales, aux
conseils d'administration, aux réunions du bureau) ne doit pas
être valorisé.
(L'expression " bénévolat de la vie
associative " est employée par Fanny Corriette dans le guide
méthodologique "La
présentation comptable des flux financiers privés et publics
des associations")
Par contre, peut être valorisé le bénévolat
lié directement à l'activité ou aux fonctions de
l'association :
tâches
qui sont un investissement - bricolage par exemple -,
temps consacré
au fonctionnement de la structure - comptabilité, gestion, direction
-,
temps d'expertise,
de représentation
La valorisation suppose une méthode fiable, un
suivi des temps des bénévoles et, on le rappelle, un caractère
significatif.
Intérêt
La valorisation des contributions volontaires permet :
d'évaluer
le poids financier du bénévolat, des dons
de montrer l'autofinancement
d'une partie de l'activité, ce qui permet de réduire d'autant
la participation financière des membres et/ou des usagers,
de souligner
le dynamisme de l'association en mettant en évidence sa capacité
à mobiliser ses bénévoles,
d'évaluer
le besoin de financement supplémentaire pour l'association en cas
d'une baisse du bénévolat.
Application dans une association cultuelle
Lorsqu'un ministre du culte est " mis gratuitement
" à la disposition d'une l'association cultuelle, il nous
semble important de valoriser financièrement sa contribution
et de faire l'objet d'une information en annexe des comptes présentés
en assemblée générale.
L'intérêt de cette information est multiple.
Elle permet entre autre :
de justifier
les excédents comptables (ce qui n'est pas sans intérêt
au plan fiscal) ;
de valoriser
moralement le ministère de la personne concernée.
Pour valoriser cette contribution, il convient de se renseigner
sur le montant des " indemnités " généralement
versées aux ministres des cultes .
Sachez, de plus, que la protection sociale d'un ministre du culte coûtait
au 1er janvier 2008 512€ environ par mois (régime
CAVIMAC).
© 1995-2009 Alain
LEDAIN
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